Journal Horoya

Société : la COLTE/CDE plaide pour mieux protéger les enfants

A l’occasion d’une conférence tenue le 30 novembre à la maison commune de la presse, la coalition des ONG de protection et de promotion des droits de l’enfant luttant contre la traite (COLTE/CDE), plaide auprès du gouvernement pour mieux protéger les enfants de Guinée.

« Partout dans le monde, les enfants ont des droits reconnus par tous. C’est notamment le droit à la protection, à la bonne éducation, à la santé, à la bonne formation, à un environnement sain », indique Mohamed Nogus.

Dans le but de protéger et de promouvoir ces droits, l’assemblée générale des Nations Unies a adopté la convention relative aux droits de l’enfant le 20 novembre 1989. La République de Guinée l’a ratifiée sans réserve le 10 avril 1990 comme 14ème Etat partie.

Selon Mohamed Nogus, le secrétaire général de la COLTE/CDE, notre pays a présenté son rapport initial le 29 janvier 1999. A partir de cette date, la Guinée devait élaborer et soumettre au comité de Genève tous les cinq ans un rapport périodique qui indique les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la convention.

Depuis 1999, déplore-t-il, le gouvernement guinéen n’a déposé qu’un seul rapport en 2008. A ce jour, poursuit-il, notre pays doit déposer quatre rapports périodiques au plus tard le 1er septembre 2017. Nogus encourage le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance (MASPFE) à poursuivre les efforts pour achever le processus d’élaboration et de soumission de ces documents avant la date indiquée.

De son côté, Mme Sow Fatoumata Diallo, assistante de la présidente de la Fondation International Thierno et Mariam (FITIMA), plaide auprès du MASPFE et celui de la Justice, garde des sceaux, pour la révision du code de l’enfant élaboré et promulgué en 2008 afin de l’harmoniser avec le contenu d’autres lois guinéennes notamment le code civil.

C’est aussi une façon de contribuer à la mise en œuvre des recommandations faites à la Guinée par le comité de suivi des Nations Unies pour les droits de l’enfant et du comité africain de suivi des droits de l’enfant.

Alhassane Barry

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