Journal Horoya

Bakary Fofana, Président de la CENI : « nous voulons construire à moyen terme une véritable administration électorale… »

En prélude à l’organisation des prochaines élections locales, la CENI organise depuis ce lundi 16 mai dans un complexe hôtelier de Conakry, un séminaire de formation BRIDGE. Prennent part à cette rencontre  prévue du 16 au 20 mai, les partis politiques et la société civile de Conakry et de l’intérieur du pays.

La cérémonie d’ouverture a connu la présence des commissaires de la CENI, des représentants du National Democratic Institute (NDI), Open Society Initiatives for West Africa (OSIWA), de la Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux (IFES).

D’entrée, le directeur du département communication de la CENI, M. Maxim Koivogui, a rappelé que la formation BRIDGE (Building Ressources In Democratie Gouvernance and Elections) est le cours de perfectionnement le plus complet qui existe dans le domaine de l’administration électoral. Il soutient que le cours BRIDGE a des exigences à savoir la régularité, la ponctualité, l’assiduité et surtout la participation active à toutes les séances, seules conditions pour obtenir le certificat à la fin de l’atelier. Selon lui, cet atelier modulaire bridge, entièrement financé par la CENI, se fixe pour objectif de renforcer les capacités des acteurs politiques et de la société civile pour une gestion apaisée et consensuelle des élections locales.

De son côté, le directeur résident senior Afrique Central et de l’Ouest du NDI, Pr. Raphel Ouatara encourage les participants et salue la clairvoyance de la CENI en organisant cette formation à l’intention des partis politiques et de la société civile. Selon lui, toute démocratie et tout développement est d’abord local. Chaque localité peut être névralgique à l’occasion de ces élections. C’est pourquoi affirme­t­il, chacun des acteurs du processus doit œuvrer pour sauvegarder la paix dans le pays avant pendant et après le scrutin.

A en croire le directeur du département formation, Jacques GBonimy, les participants sont au nombre de 35 dont : 15 représentants des partis politiques présents à l’assemblée nationale; 5 représentants des partis politiques ayant participé à des élections majeures ; 7 représentants des organisations de la société civile et 8 représentants des centres d’Education Civique Electorale (CECE). Il précise que durant cinq jours plusieurs thèmes seront débattus. Notamment : les principes de base de l’administration électorale ; le cadre juridique et les standards internationaux ; le genre et l’observation électorale.

Le président de la CENI a, dans son discours d’ouverture, rappelé qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre. Bakary Fofana se réjouit de la qualité des participants à cette formation, première du genre depuis 2010.

Après la tenue des législatives fin 2013 et la présidentielle le 11 octobre 2015, précise­t­il, la CENI est aujourd’hui en face, pour la première fois depuis sa création en 2007, de l’organisation des élections locales qui semblent être plus complexes que les précédentes.

« Nous voulons construire à moyen terme une véritable administration électorale » déclare Bakary Fofana avant d’ajouter que ce sont les efforts conjugués du gouvernement, des partis politiques, de la société civile et des medias qui ont permis l’organisation paisible des précédentes élections.

Alhassane Barry

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