Journal Horoya

Pita : les agriculteurs de Bantignel sollicitent un tracteur

Située à 15 kilomètres au Nord de Pita, la sous-préfecture de Bantignel est composée de 11 districts pour plus de 15 mille habitants. Cette population est essentiellement à vocation agro-pastorale. On y cultive l’arachide, le maïs, la pomme de terre, la tomate, le haricot, etc.

Cependant, l’agriculture est encore de type traditionnel et extensif. Conséquence : le rendement est très faible et l’environnement est fortement dégradé par le système sur-brûlis. Pour inverser cette tendance, les autorités et les partenaires se sont engagés récemment à appuyer l’Union des producteurs agricoles de la localité. Les autorités locales en collaboration avec l’Union Guinéenne des Volontaires de Développement (UGVD) sur financement de DVV internationale (une ONG allemande qui s’occupe de l’agriculture et de l’éducation des adultes) ont réorganisé les groupements, construit un centre d’alphabétisation sans oublier l’organisation de plusieurs séminaires de formations.

Selon Mamadou Saidou Diallo Satina, membre de l’Union Guinéenne des Volontaires de Développement, (UGVD), son ONG a été créée en 1986 à Labé pour atteindre des objectifs dont entre autres : l’appui aux organisations paysannes, la protection de l’environnement, l’appui dans la lutte contre certaines pandémie tels que le paludisme, le sida à travers la sensibilisation.

« C’est dans cette optique et dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la sécurité alimentaire et à l’éducation non formelle, que l’UGVD a obtenu un financement de DVV International en partenariat avec la BMZ », précise M. Diallo.

Ainsi, poursuit-il, on a construit et équipé un centre de formation continue à Bantignel pour un coût global de 111 millions GNF sur une parcelle octroyée par la mairie qui a assuré aussi la contribution locale exigée par les partenaires. Ce centre est composé d’une salle de formation, de deux bureaux, une petite bibliothèque, des latrines de deux cabines. Concernant l’équipement, on a des mobiliers de bureaux, une alimentation continue en courant électrique à travers un panneau solaire, un moulin de transformation de l’arachide avec des décortiqueuses et des grilleuses, un écran de télé.

Le président de l’Union des producteurs agricoles de Bantignel, Mamadou Bilo Barry, se dit heureux de revenir chez lui et de pratiquer l’agriculture après avoir passé 22 ans en Europe. Il n’occulte pas de nombreuses difficultés auxquelles les groupements sont confrontés. Pour lui, l’appui des autorités et des partenaires est nécessaire pour réussir dans le domaine agricole. C’est pourquoi il remercie et félicite l’UGVD pour son appui aux groupements membres de son union.

« La principale difficulté, explique-t-il, c’est que nous louons des tracteurs de Labé ou de Timbi Madina à 800 mille par hectare en plus des frais de déplacement qui varie entre 160 000 et 240 000 GNF. Alors que moi seul j’ai plus de 10 hectares sans compter les superficies de la trentaine de groupements que compte notre union dans les 11 districts. Cela coûte cher et il y a souvent un retard dans nos activités. Nous n’arrivons pas à respecter le calendrier agricole par manque de tracteurs ».

C’est pourquoi, nous sollicitons l’appui des autorités et de toutes les bonnes volontés pour obtenir un tracteur. Mamadou Bilo soutient qu’à Bantignel, il y a beaucoup de plaines et de bas-fonds. Selon lui, l’aménagement de ces terrains pourra contribuer à augmenter considérablement le rendement agricole dans cette localité. Car selon lui, la volonté et le courage ne manque du côté des groupements agricoles.

Alhassane Barry

Envoyé spécial  

 

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