Journal Horoya

Processus électoral : la CENI fait le bilan de l’installation et de la formation des démembrements

A la faveur d’une conférence de presse animée, le 19 avril, conjointement par les commissaires Maxim Koivogui, directeur du département Communication, le porte-parole de la CENI et directeur du département juridique, le directeur du département démembrement et le directeur du département des opérations, la CENI s’est réjouie de l’engouement suscité par cette opération en dépit de certaines difficultés liées à l’incompréhension entre les acteurs pour trouver des listes consensuelles.

D’entrée, Me Amadou Salifou Kebe, porte-parole de la CENI et directeur du département juridique, l’institution en charge de l’organisation des élections s’est réjouie de l’engouement que l’opération de mise en place des démembrements de la CENI a suscitée. « Cela s’est davantage exprimé par la présence de toutes les structures au sein des démembrements entièrement installés. Nonobstant quelques difficultés rencontrées, 91,49% des membres de démembrements ont été installés dans les 33 préfectures, 5 communes et 305 sous-préfectures du pays » déclare-t-il.

La CENI se réjouit aussi de la qualité des personnes désignées par les structures (81,57 % sont des reconduits d’anciens démembrements). Par contre, elle déplore la faible représentativité des femmes dans les démembrements (9,16 % sur 30% prescrit par la loi).

Si la CENI apprécie la qualité des personnes désignées, elle reconnaît qu’il y a du personnel analphabète dans certains démembrements. À qui la faute ?  Aux acteurs qui ont proposé ces gens, répond un commissaire de la CENI.

Les commissaires ont décliné toute responsabilité de l’institution dans les conflits suscités par l’opération de mise en place des démembrements. Alors que des partis politiques et des organisations de la société civile crient à l’exclusion, des commissaires de la CENI indiquent qu’il n’est pas du devoir de leur institution de trancher sur la faiblesse de la loi, ni sur les conflits entre les partis.

« La loi parle de l’Opposition dans sa pluralité, et de la Mouvance dans sa pluralité…», a rappelé Étienne Soropogui. « On s’en tient à la loi », a dit le commissaire, avant d’appeler les acteurs électoraux à l’entente. Et, à défaut de s’entendre, de porter leurs différends, soit devant la Cour constitutionnelle, soit devant le ministère de l’Administration du territoire.

Sur la société civile, Maxime Koivogui, directeur de la Communication, a dû rappeler que par le passé, seul le CNOSCG (Conseil National des Organisations de la Société Civile) était reconnu comme plateforme de la société civile.

Aujourd’hui,  il y a d’autres plateformes,  à savoir la plate-forme des citoyens unis pour le développement(PCUD) et la coalition nationale des organisations de la société civile (CONASOG), … qui revendiquent des places au sein des démembrements de la CENI. Alors que la CENI valide les listes consensuelles conformément à la loi.

Alhassane Barry

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