Journal Horoya

Prochaines communales : la CENI installe ses démembrements à l’intérieur du pays.

L’installation des membres des démembrements de la Ceni en prélude aux élections communales fait couler beaucoup d’encre et de salive. C’est le cas notamment à Boké, Koundara et Dubréka.

Dans ces localités, les partis politiques et la société civile ne s’entendent pas pour trouver des listes consensuelles comme le stipule la loi.

A Boké, les membres de la Commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) et les neuf (9) commissions électorales sous-préfectorales indépendantes (CESPI) ont prêté serment ce vendredi 1er avril au tribunal de première instance de Boké. Cette prestation de serment s’est faite à l’absence des membres de l’opposition qui ne sont ni représentés ni à la CEPI ni dans les CESPI. Et pour cause l’épineuse question d’appartenance ou non de l’UFR à l’opposition.

C’est pourquoi, à la CEPI, dix ( 10) commissaires sur 15 ont prêté serment et dans chacune des CESPI, 4 commissaires sur 6. Ce qui fait un total de 46 commissaires installés sur 69 prévus par la loi.

Le chef de mission de la CENI, M. Kader Aziz Camara, directeur du Département démembrement promet de rendre compte à qui de droit.

Selon lui, des bonnes volontés, notamment les sages de Boké et autres personnes ressources se sont impliquées pour parvenir à un consensus. Mais en vain. « Nous avons tenu, déplore-t-il, une réunion de négociation qui a duré 5 heures hier jeudi sans issue favorable. Ce vendredi nous avons repris la même chose durant 3heures sans atteindre l’objectif qui est celui de trouver une liste consensuelle au sein de l’opposition. Mais nous continuons à espérer qu’une solution sera trouvée. De toutes les façons, les portes sont encore ouvertes pour les membres de l’opposition ».

A Koundara, c’est un véritable jeu de pingpong que se livrent les responsables des fédérations de l’UFDG et de l’UFR en ce qui concerne l’appartenance ou non de l’UFR à l’opposition.

Faute de consensus entre les partis politiques dits de l’opposition, ce démembrement n’a pu être installé ce jeudi 31 mars comme prévu. Et ce, en dépit des explications du chef de mission de la CENI, M. Mory Touré.

Pour la CEPI, alors que les responsables de la fédération de l’UFR soutiennent mordicus qu’ils sont de l’opposition, les responsables des autres partis notamment l’UFDG, l’UFC, les NFD persistent et signent que l’UFR reste et demeure de la mouvance.

Amadou Diouldé Diallo, secrétaire fédéral par intérim de l’UFDG « Après la diffusion du communiqué de la CENI relatif à l’installation des démembrements, nous avons appelé tous les partis politiques de l’opposition présents ici, à savoir les NFD, l’UFC et bien entendu l’UFDG pour une concertation. Il a fallu qu’on appelle nos états-majors à Conakry pour qu’ils nous donnent la liste des partis politiques de l’opposition. C’est à partir de cette liste que nous avons désigné nos représentants à la CEPI et dans les 6 CESPI. Sur cette liste l’UFR n’y figure pas. C’est la raison pour laquelle l’UFR n’est pas représenté ici au compte de l’opposition »

  1. Mamoudou Manet, secrétaire administratif de la fédération UFR Koundara « Au début, il n’y a pas eu concertation entre les membres de l’opposition par ce que jusqu’à preuve du contraire il n’y a pas eu formalité entre l’UFR et la mouvance. Si l’UFDG pense qu’ils sont seuls représentés alors que nous sommes la troisième force politique du pays et ici même à Koundara on ne comprend pas. Nous sommes de l’opposition et nous sommes fortement représentés ici on ne peut pas nous négliger. Nous soutenons et accompagnons l’action du gouvernement cela ne veut pas dire que nous sommes de la mouvance, non. L’UFR n’est pas alliée à la mouvance. Nous espérons qu’un consensus va se dégager si non le dernier recours sera la justice »

Par contre, le consensus s’est dégagé très tôt pour les 6 Commissions électorales sous-préfectorales indépendantes (CESPI) de Koundara alors que l’UFR n’a aucun représentant.

A Dubreka, seul les commissaires désignés par la mouvance et l’administration ont prêté serment et ont suivi la formation prévue à cet effet.

Les partis politiques de l’opposition et les structures faitières de la société civile n’ont pas trouvé de listes consensuelles.

Du côté de l’opposition, c’est encore l’épineuse question de l’appartenance ou non de l’UFR à l’opposition qui empêche les lignes de bouger dans cette circonscription. Cependant, les faitières notamment le conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), le réseau national des communicateurs traditionnels (RENACOT), le conseil préfectoral des organisations de la société civile (CEPOST), la coalition nationale des organisations de la société civile (CONASOC), la plateforme nationale des citoyens unis pour le développement (PCUD) ont du mal à s’entendre sur les trois personnes devant appartenir à la CEPI conformément à la loi.

Alhassane Barry, envoyé spécial

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