Journal Horoya

Guinée : « Horoya »

Horoya, Liberté en français, tient sa mélodie de la tradition mandingue remis au goût du jour par un Français anti-colonialiste et le créateur des Ballets africains, Fodeba Keita, ami de Sekou Touré.

Tout est allé très vite en Guinée après le refus exprimé par les électeurs d’entrer dans la Communauté française que prévoyait la nouvelle constitution pour les colonies autonomes. Quatre jours après le référendum, le pays proclame son indépendance en octobre 1958 et se dote aussitôt d’un drapeau, d’une devise, et d’un hymne national baptisé Liberté (Horoya).

A Mali fan waves a flag during 2nd round qualifing match of African Cup of Nations football championships CAN2010 between Algeria and Mali at November 11 stadium in Angola's capital Luanda on January 14, 2010. AFP PHOTO/JOE KLAMAR

A Mali fan waves a flag during 2nd round qualifing match of African Cup of Nations football championships CAN2010 between Algeria and Mali at November 11 stadium in Angola’s capital Luanda on January 14, 2010. AFP PHOTO/JOE KLAMAR

Il s’agit d’une adaptation d’un air traditionnel, une vieille mélodie mandingue redevenue populaire après avoir été utilisée en 1904 lors d’une conférence de notables afin de saluer l’arrivée d’Alpha Yaya Diallo, almany du Fouta-Djalon.

La nouvelle version est l’œuvre conjointe du Français Jean Cellier et du Guinéen Fodeba Keita. Ancien résistant du mouvement Libération-Nord, franc-maçon et anti-colonialiste, Jean Cellier est professeur de musique à Conakry, après trois années passées à Saint-Louis au Sénégal.

C’est dans cette même ville que Fodeba Keita, instituteur et griot guinéen, avait créé son premier groupe Sud jazz. Grâce à une bourse d’études, il s’envole ensuite pour Paris et y forme en 1952 les Ballets africains, un ensemble qui effectuera de nombreuses tournées. En France, il retrouve son ami Sékou Touré et décide de s’engager à ses côtés pour l’aider dans son combat politique.

Sa fidélité est récompensée après l’indépendance : Fodeba Keita occupe le poste de ministre de la Défense nationale et de la Sécurité – et à ce titre fonde l’orchestre des Amazones de Guinée, une véritable institution. Mais celui qui l’a nommé à ses fonctions prestigieuses est aussi celui qui, en 1969, ordonnera son exécution au camp Boiro de Conakry.

HOROYA

Peuple d’Afrique !
Le Passé historique!
Que chante l’hymne de la Guinée fière et jeune
Illustre épopée de nos frères
Morts au champ d’honneur en libérant l’Afrique !
Le peuple de Guinée prêchant l’unité
Appelle l’Afrique.
Liberté! C’est la voix d’un peuple
Qui appelle tous ses frères a se retrouver.
Liberté! C’est la voix d’un peuple
Qui appelle tous ses frères de la grande Afrique.
Bâtissons l’unité africaine dans l’indépendance retrouvée.

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